L’art thérapie est une approche centrée sur un processus créatif en tant que modalité thérapeutique.
Cette pratique propose une expérience artistique, sensorielle et ludique à travers différents procédés :
peinture, dessin, collage, modelage… Les images créées servent de point de départ et de référence pour nourrir la relation entre patient et thérapeute.

Le dispositif mis en place permet à l’activité de se dérouler dans un cadre défini, sécurisant, sans que n’interviennent de jugement de valeur, d’incitation et d’interprétation intrusive.
L’art thérapie contribue à apaiser et métaboliser les souffrances physiques et psychiques par l’expression de la créativité artistique.

L’Art-Thérapie est une approche centrée sur un processus créatif en tant que modalité thérapeutique. Cette pratique propose une expérience artistique, sensorielle et ludique à travers différents procédés :

Arts plastiques : peinture, dessin, collage, modelage…

The British Association of Art Therapists (BAAT)Les images créées servent de point de départ et de référence pour nourrir la relation entre patient et thérapeute.
La pratique des arts plastiques sert à raconter, à mettre en formes, volumes, couleurs, sur un thème qui favorisera le lâcher-prise et ouvrira les portes de votre imaginaire.

Danse Mouvement Thérapie

On utilise le langage de la danse. Il est un moyen et non une finalité. C’est un instrument pour que le pratiquant puisse exprimer ses émotions. La technique est au service de l’expression. Elle est un support du langage corporel, car on s’exprime par le corps.

Dramathérapie

Comprendre et utiliser les mécanismes du jeu de l’acteur en vue d’une composition d’un personnage, d’un masque de soi-même. L’art-thérapie ajoute à l’art le projet de transformation de soi-même.

Musicothérapie

Musicothérapie active – Il s’agit d’un travail sur la communication non verbale. Le principe est l’ouverture de canaux de communication avec des personnes en rupture de communication. C’est un travail sur les productions sonores au moyen de la voix, les percussions ou autres. Le sujet devient créateur et s’exprime à travers la musique et les sons.
Musicothérapie réceptive – Une séance de musicothérapie réceptive associe trois fragments d’œuvres musicales dont l’audition successive constitue trois étapes thérapeutiques : apaisement, détente, relaxation.

Le dispositif mis en place permet à l’activité de se dérouler dans un cadre défini, sécurisant, sans que n’interviennent de jugement de valeur, d’incitation et d’interprétation intrusive.
L’art thérapie contribue à apaiser et métaboliser les souffrances physiques et psychiques par l’expression de la créativité artistique.

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Thématiques

Stage d’art-thérapie – 31 mars – 7 avril 2018 – MVA de Béziers

Stage d’art-thérapie
Organisé par JLAA / Art-thérapies / Formation

Sur deux journées : STAGE d’ART-THERAPIE à Béziers
JLAA / Art-thérapies / Formation vous propose
Une formation d’intervenants en art-thérapie

« La Médiation thérapeutique »

Formation ouverte aux professionnels de la santé, du social et du médico-social, de la thérapie et de l’art, aux étudiants en art-thérapie et en psychologie…

Samedi 31 mars 2018

9h30 à 17h30

9h30
1. Histoire de l’Art-thérapie :
Regards croisés avec l’art des fous, l’art brut, l’art psychopathologique, la psychopathologie de l’expression… et l’art-thérapie.
Différences entre folie, maladies mentales et normalité.
2. Présentation de productions de patients de mon atelier d’art-thérapie « l’atelier Création ».

12h30 Pause-repas tiré du sac

13h30
3. Atelier de peinture en expression libre + débriefing
4. Film « Plante vivace » + conférence
La Création comme suppléance à l’absence du père : « Gaston Chaissac, l’homme-orchestre ! »

Samedi 7 avril 2018

9h30 à 17h30

9h30
5. Atelier modelage en expression libre + débriefing

6. Cours :
« De la clinique à la mise en place d’un dispositif art-thérapeutique »
Utilisation de la médiation thérapeutique, artistique et culturelle.
Eclairage sémantique sur les concepts :
De création et de créativité, d’esthétique et de beau, d’œuvre d’art et de production de l’intime…

12h30 Pause repas tiré du sac

13h30
7. Atelier collage en expression libre + débriefing

8. Cours : (suite)
Bilan de stage
Formateur : Jean-Louis Aguilar / art-thérapeute

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Horaires de la formation de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30 soit 14 heures.

Inscriptions et informations auprès de :
JLAA / Art-thérapies / Formation
jlaa.artiste@gmail.com

Tarifs :
400€ Formation continue (institutions)
200€ individuel
100€ demandeur d’emploi (sur justificatifs)

Les inscriptions ne sont effectives qu’à réception de votre paiement par chèque.

« Loucura suburbana » un atelier d’art-thérapie à Rio de Janeiro

Loucura suburbana A l’hôpital psychiatrique, la folie du carnaval de Rio à l’état pur
09/02/2018
Auteur: Louis Genot
Source: AFP
RIO DE JANEIRO 09/02 – Plus on est de fous, plus on rit : ce proverbe a été pris au pied de la lettre par les patients d’un hôpital psychiatrique de Rio de Janeiro, dont le cortège de carnaval a attiré près de 1.500 fêtards.
Avec des déguisements multicolores de tigre, d’arlequin ou de pirate, plus créatifs les uns que les autres, cette foule bigarrée a rassemblé jeudi soir aussi bien des patients que leurs familles, des soignants et des sympathisants venus de toute la ville.

Sans compter des dizaines d’habitants du quartier populaire d’Engenho de Dentro, à moins de deux kilomètres du stade olympique qui a accueilli les épreuves d’athlétisme des JO-2016.

C’est là que se trouve l’Institut municipal Nise da Silveira, anciennement Centre Psychiatrique Pedro II, fondé en 1911 et rebaptisé par la suite en hommage à la célèbre psychiatre.

Disciple de Carl Jung, Mme da Silveira, décédée en 1999, a révolutionné le traitement des maladies mentales au Brésil, en humanisant les soins et en abolissant des pratiques agressives comme la lobotomie. Ses méthodes visant à re-sociabiliser les patients sont appliquées encore aujourd’hui, dans l’institut qui porte son nom.

En 2001, un atelier d’art-thérapie pour les patients a fini par se transformer en « bloco » de carnaval, un de ces cortèges défilant dans la rue au son de la samba, comme il en existe des dizaines, chacun ayant son thème propre. Son nom : « Loucura suburbana », qu’on pourrait traduire par « folie des faubourgs ».

« Le but était d’abord de faire participer les patients, puis de revitaliser le carnaval de rue dans ce quartier populaire, qui avait été déserté par les ‘blocos’ au profit des zones touristiques », explique Ariadne de Moura Mendes, fondatrice du cortège.

‘Je me sens libre’

Avant de déambuler dans les rues du quartier, les participants se retrouvent chaque année dans la cour de l’institut, tous déguisés.
Certains sont montés sur des échasses, d’autres portent de grands étendards de tissus décorés de couleurs vives.
André Poesia, 42 ans, échauffe sa voix. Ce patient schizophrène est l’un des chanteurs du groupe de musique dont le son est amplifié par les haut-parleurs installés sur une imposante camionnette.
« Le carnaval fait partie de ma vie. Notre ‘bloco’ montre qu’il faut dépasser les préjugés. Les fous sont aussi capables d’être heureux, de s’amuser », affirme ce métis souriant coiffé d’une casquette rose.
Monica, elle aussi schizophrène, trépigne d’impatience à l’approche du défilé. « Ici, je me sens libre! », s’écrie ce petit bout de femme noire de 42 ans, moulée dans un tutu fushia, qui arrête les passants pour les gratifier d’une bise sur la joue.
Un peu plus loin, vêtu d’un t-shirt vert à fleurs, Silas Gonçalves joue du tambour dans le groupe de percussions. « Je viens ici pour m’amuser, c’est super de se retrouver entre amis plutôt que de rester enfermé », dit cet homme de 52 ans, traité pour une addiction à l’alcool et à la cocaïne.
Pour Ariadne de Moura Mendes, « grâce au carnaval, les patients cessent de s’identifier en fonction des préjugés de la société, qui les voit comme des gens dangereux, inutiles, ou paresseux. Ils peuvent s’exprimer librement, ce sont de vrais artistes ».

Le maire en diable

Pour le défilé de « Loucura Suburbana », les patients préparent le défilé tout au long de l’année. Chacun trouve sa place, que ce soit dans les ateliers de percussion ou dans la confection des costumes.
Si un patient de l’hôpital ou un habitant du quartier n’a pas de déguisement, il peut s’en faire prêter un, des dizaines étant stockés dans un petit bâtiment qui servait auparavant de chapelle mortuaire.
Ancien patient passé à l’institut pour traiter une dépression, Marcio Inacio, 49 ans, s’est chargé de sculpter un géant de polystyrène à l’effigie de Marcelo Crivella, le maire de Rio, affublé de cornes rouges de diable. Un sacré affront pour ce pasteur évangélique fortement critiqué pour sa frilosité envers l’exubérance sensuelle du carnaval.
Cette caricature est aussi une critique envers les coupes budgétaires qui ont touché les services de santé, y compris le « bloco » Loucura Suburbana, qui, faute de financement public, a dû collecter des fonds sur internet pour défiler cette année.

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